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RAJERY
Musique traditionnelle malgache / jazz
Rajery est un auteur, compositeur, interprète, d'un rare talent. Son art se nourrit des différentes traditions musicales malgaches, mais l'émotion que ses chansons et son interprétation suscitent est universelle. Loin des instruments traditionnels il s’emploie à jouer d’un instrument malgache particulier appelé la valiha (une harpe à 15 cordes faisant parti du folklore malgache), instrument qui produit des sonorités variées si tant est qu’on la manie avec dextérité. Dans cet art Rajery est devenu un expert, et une légende sur l’île de Madagascar. En effet, le sieur Rajery a passé pas moins de 20 ans à développer sa technique et son doigté ! Et ne croyez pas qu’il se soit arrêté à cet exploit... Son histoire incroyable commence très jeune. En effet, à seulement 15 ans, il décide d'apprendre seul à jouer de la valiha, cette harpe tubulaire en bambou dont les notes évoquent tour à tour la harpe, le clavecin, la kora ou la sanza. Originaire d'Indonésie, la valiha est à Madagascar ce que la kora est aux pays sahéliens. Au fil des ans, il apprivoise l'instrument béni des ancêtres. Il débute en 1983 avec le groupe Tsilavina et décide de rafraîchir le répertoire traditionnel. Dans son élan, il crée le premier grand orchestre consacré à la valiha avec 23 solistes jouant chacun d'une forme que l'instrument a pris dans l'histoire de Magadascar. En 1993 il décide d'organiser à Antananarivo la première semaine nationale de la valiha, « afin de populariser l'instrument à travers la 'Grande Ile’ ». Homme à relever les défis, il devient enseignant de valiha, compositeur, chanteur et essaye d’aider les gamins des rues de la capitale à s'en sortir. Il leur dispense son savoir et oeuvre comme musico thérapeute. C'est en rencontrant par l'intermédiaire d'amis français Christian Mousset, le créateur du festival des Musiques Métisses d'Angoulême que la carrière internationale de Rajery va démarrer. Mousset lui fait enregistrer son premier CD en 1999, Dorotanety (feu de brousse) sur son label d'alors, le fameux Label Bleu, album qui connaîtra un succès d'estime. En septembre 2001 sortira son second opusFanamby(le défi), dans lequel Rajery et son quartet nous offrent un album d'une rare authenticité. Un disque acoustique avec lequel ils réussissent le fanamby d'une fusion entre l'héritage musical malgache et leur propre culture musicale. Les polyphonies 'a cappella' que le groupe Senge nous avaient fait découvrir côtoient les rythmes chaloupés du Salegy de Jaojoby. Le blues mélodique des Hauts-Plateaux est alors évoqué comme les rythmes entêtants des danses Antandroy ou le groove du rija Betsileo. En2002, Rajery s'envole avec son groupe pour une tournée nord-américaine, qui débute à La Nouvelle-Orléans, passe par les festivals de La Fayette et d'Houston pour s'achever à Chicago. C'est aux Etats-Unis qu'il apprendra sa nomination comme lauréat du Prix RFI Musiques du monde 2002. Trois ans après son album "Fanamby", il sort son troisième opus, "Volontany" (la couleur de la terre, la couleur rouge qui symbolise l’île de Madagascar en malgache). Entouré d’un quartet de musiciens triés sur le volet et aussi efficaces dans un répertoire jazz que dans celui des musiques traditionnelles de Madagascar, il étrenne les nouveaux morceaux sur les scènes de France. Morceaux de pur valiha, a capella ou fusion tendance jazz, la nostalgie de son terroir natal et le bonheur des rencontres nouvelles s'expriment sur scène avec une authenticité que sa carrière internationale n'a pas affadie. Qu’on se le dise, Rajery a plus d’une corde à sa harpe ! DISCOGRAPHIE
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